Il y a trois ans, j’arrivais à la fac complètement paumée, après une première année d’étude supérieure où toute estime de moi avait presque disparu, après m’être pris je ne sais combien de remarques comme quoi je n’arriverai de toutes façons à rien.
Il y a deux ans et demi, j’ai réussi à avoir mon premier semestre, avec une moyenne à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Ça a été la première fois de ma vie que j’ai été si contente de mes résultats, et d’ailleurs ça a aussi été la dernière fois. Niveau amitiés, ça avait une sale odeur de Dallas dans mon amphi… tant pis.
Il y a deux ans, j’ai eu ma L1. Finalement, je me suis dit que je n’étais pas si nulle que ça, même si la plupart du temps je pensais le contraire. J’ai connu mes premières vacances de quatre mois, et j’ai trouvé ça plus que cool.
Il y a un an et demi, j’ai fait un semestre complètement crevée, en ayant bobo aux bras. Tout le monde s’en foutait à vrai dire, et cette situation m’a bien mis un coup au moral pendant plusieurs longues semaines. Je me suis également aperçue que finalement cette année de prépa m’aura fait beaucoup plus grandir que je ne le pensais, et que les un an de différence avec la plupart des gens de ma fac se faisait très bien ressentir.
Il y a quelques mois, je suis rentrée en L3, avec ce semestre de dingue qu’est le semestre 5 et ses trop nombreuses heures de cours et cours bien complexes. Je me suis éloignée de certaines personnes de ma fac qui ne correspondaient plus à ce que j’attendais, et même si à une époque j’ai été comme ça moi aussi, les gens qui critiquent tout ce qui bouge me pèsent vraiment.
J’ai eu les premières cernes de ma vie, et qui ne veulent pas partir, à cause de ces fichues hormones. J’ai appris que c’était pour la vie, encore des larmes invisibles que personne n’a compris. Et avec les mots de ma coupine d’amour, j’ai relativisé tout ça, même si je ne pense pas un jour m’y faire.
Pendant ces trois ans, j’ai toujours eu mes deux personnes les plus merveilleuses qui soient pour compter sur elles quand je trébuchais trop, Cyril et ma coupine d’amour. J’ai grandi dans mes relations avec les autres. J’ai toujours eu mes quatre mois de vacances parce que j’ai toujours échappé à tout rattrapage. J’ai validé toutes mes matières, sauf une !, dommage j’étais presque arrivée à réaliser mon challenge =D (mais pour 1,5/60 ça compte presque pas, non ?). Je n’ai pas compris les gens qui ne parlaient que de cours. J’ai fait ma première année en magistère avec sa plaidoirie et son grand oral où j’aurais ri, parce que toutes les bêtises passent beaucoup mieux en riant, j’en suis sûre. Je me serai posée mille et une questions à propos de mon “projet personnel et professionnel”, j’en aurais fait un où je n’aurais pas trop menti, mais au fond, est-ce vraiment ça que je veux ? J’aurais au moins réfléchi au futur, et vu que je suis toujours incapable de voir plus loin que deux-trois jours.
Après ces trois années, j’ai obtenu mon premier diplôme après le bac, une licence. Bientôt la concurrence va faire rage dans les rangs des amphithéâtres car bientôt je suis en master 1, dernière année avant la rude sélection opérée pour la seconde année de master. Mais avant tout ça, j’ai encore devant moi mes quatre mois de vacances, déjà entamés de presque un quart, j’ai encore ce bout de vie que je n’arrive pas à avoir à d’autres moments.
Désolée pour cette longue absence, je reviens bientôt, promis !